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Jan 23

Trois mois après la venue des premiers migrants à Varennes- sur -Allier …

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Parlons en .

Vendredi 8 janvier 2016, 47 nouveaux migrants, principalement des Afghans, ont été pris en charge au centre d’hébergement de Varennes- sur- Allier. II s’agit de la quatrième vague de réfugiés depuis l’arrivée très médiatisée de près de 200 d’entre eux le 23 octobre 2015 dans cette paisible commune Bourbonnaise.

Ces arrivées font suite à l’engagement pris début septembre par le président Hollande d’accueillir 24 000 nouveaux réfugiés sur deux années. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, reprenant en cela la proposition de Jean-Pierre Raffarin, avait alors émis le souhait de répartir les nouveaux venus « dans les campagnes » au motif qu’il n’y avait pas de problème-clés de logement en zone rurale.

Après avoir fait l’inventaire des sites appartenant à l’Etat, l’ancienne base aérienne de Varennes-sur-Allier qui a fermé ses portes l’été dernier a été réquisitionnée. Une décision qui n’avait pas reçu l’approbation de tout le monde à commencer par Roger Litaudon le maire divers droite de la commune qui a déclaré à la presse à propos des migrants «  On ne nous a rien demandé, on ne les a pas choisi ». En effet l’élu voulait acheter à l’Etat l’ancienne base militaire pour un euro symbolique, afin d’y établir un centre sur lequel serait implantées plusieurs entreprises artisanales et industrielles.

C’est l’association moulinoise Viltaïs qui avait été choisie pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives. L’Etat lui verse 30 euros par jour et par migrant soit plus de 150 000 euros par mois.

La venue des réfugiés en Bourbonnais, nous invite à aborder la problématique de l’accueil des migrants dans un champ de réflexion plus large : peut-on continuer, dans la situation actuelle que connaît la France, à se soumettre aux injonctions de Bruxelles en termes de politique migratoire ? Dans un pays où nos compatriotes doivent faire face à des conditions de vie toujours plus précaires. Dans un pays qui compte 3,5 millions de mal logés, 6 à 7 millions de chômeurs et près de 10 millions de pauvres, continuer à accueillir de nouveaux migrants conduirait à court ou moyen terme au suicide social, et à une accentuation de la désastreuse situation économique qui ne cesse de s’aggraver de jours en jours.

Erwan Eon-Duval

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