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Juil 11

10 juillet esprit de résistance !

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Cérémonie d’anniversaire du vote du 10 juillet 1940

La magnifique esplanade de l’opéra de Vichy longtemps en travaux, était fin prête en ce 10 juillet 2015 pour recevoir ce matin sous un ciel bleu sans nuages tous les participants à cette cérémonie, sur les lieux mêmes où le vote s’était déroulé, car à cette époque une partie des monuments, des immeubles, des hôtels avaient été réquisitionnés pour y loger le gouvernement.

Le 92ième régiment d’infanterie de Clermont Ferrand, les anciens combattants, la fanfare de Vichy , les autorités civiles et militaires au grand complet, dont les représentants de Vichybleumarine, et quelques anonymes curieux ont assisté à la présentation des armes , au dépôt de gerbes: et ont entendu les roulements de tambours, la sonnerie aux morts, et la Marseillaise, plus que jamais d’actualité, car elle est notre hymne républicain; cette première partie de la cérémonie s’est achevée avec les serrements de mains d’usage rythmés par les accords de la 2ième DB.

Puis notre maître de cérémonie habituel a dirigé les participants vers l’intérieur et les a invités à s’asseoir pour écouter les différentes allocutions des autorités civiles et des représentants des associations:

Claude Malhuret maire de Vichy et sénateur prend la parole le premier, établissant un parallèle entre l’histoire contemporaine et ce vote du 10 juillet 1940, accusant nos démocraties d’avoir la mémoire courte…. Puis il poursuit en mettant l’accent sur le combat qu’il mène pour faire disparaître dans les livres d’histoire et par delà, dans les mentalités, l’expression Régime de Vichy, au profit de l’État Français, tant les mots ont la mémoire dure .

Joseph Blethon Président du Comité d’honneur des 80 parlementaires , fait une rapide évocation de la fin peu glorieuse de la 3ième république; et s’attarde sur l’ambiguité de ce jour: jour de honte, pour ceux qui ont dit oui aux pleins pouvoirs, parce qu’ils avaient peur, parce que les défaites des armées les avaient privés de clairvoyance, parce que les mouvements intellectuels les poussaient à faire la paix plutôt que la guerre , parce que, parce que…. Vote frileux de ceux qui aspiraient à un régime fort.

Jour de Gloire pour ceux qui ont dit non: une toute petite minorité… leur vote fut un acte de fidélité à la république, qui a fait la preuve de leur capacité d’analyse dans une situation donnée, de leur responsabilité et de leur professionnalisme.

Jean Michel Guerre, vice président du conseil régional d’Auvergne, cite nominativement les opposants de l’Allier, puis tous les autres qui ont senti que notre démocratie était en danger; et il établit une comparaison entre ces 80 premiers résistants, et aussi les autres, tous les autres.

Gérard Dériot, président du conseil départemental adresse tous ses remerciements au représentant du ministre de la Défense qui s’est déplacé pour une telle manifestation, et exprime sa reconnaissance envers ces parlementaires qui ont compris très vite et très tôt que la république était fragile et qu’elle devait être défendue.

Jean-Marc Todeschini secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, auprès du ministre de la Défense: reprend à son compte les remarques de Joseph Blethon en les réactualisant: l’Assemblée nationale et le Sénat s’associent à cette manifestation: ce 10 juillet 1940 est un jour de gloire, parce que c’est le début d’une longue lutte, et un jour de honte et il évoque avec amertume les 7 millions de lettres de dénonciation que la Gestapo a reçues, pour mieux attirer notre attention de citoyen contemporain sur le courage de ceux qui ont dit non.

Ces discours, ni trop courts ni trop longs, passèrent fort bien dans l’assemblée, le ton était juste et sobre.

Le vin d’honneur au bar de l’Horloge fut un agréable moment de détente: les mousseux pétillaient et les langues se sont déliées.

En retraversant les parcs sous ce beau soleil, je me disais que notre parti était entré en résistance depuis très longtemps, mais qu’aujourd’hui cette résistance était plus difficile à comprendre, à faire comprendre et à mener à bien parce que l’Ennemi était plus sournois:

Notre démocratie n’en est pas une, puisque la proportionnelle n’existe pas vraiment.

Le peuple français a refusé la Constitution européenne, mais le traité de Lisbonne la lui impose .

Nos frontières sont des passoires et l’immigration clandestine ou légale menace notre économie et notre civilisation occidentale et chrétienne….

Notre de travail est d’informer, inlassablement, de parler avec les Français, de les aider à mettre des actes sur des mots qu’ils n’osent encore prononcer tout haut , de les aider à faire ce pas vers nous, indispensable , s’il on veut concrétiser un changement.

Marie-José Conte

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Et de nos jours, comment le congrès se détermine face à un abandon de souveraineté ?

Réunis dans le vaste hémicycle de l’aile du Midi du château de Versailles, députés et sénateurs ont approuvé  à une large majorité 560 pour, 181 contre et 152 abstentions la révision de la Constitution visant à autoriser la ratification du traité de Lisbonne, vote qui rejette le référendum ou les français s’étaient prononcés contre ce traité avec 54,68% des voix !

Honneur aux 181 parlementaires qui se sont opposés !

JP Sigaud

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