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Avr 27

26 avril Journée du souvenir de la déportation

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La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus .

Peu de monde à dire vrai devant le monument aux morts de Vichy malgré un beau et franc soleil : des anonymes et leurs familles, des seniors habitués des lieux sans doute …

Les associations d’anciens combattants, drapeaux levés, la fanfare, la Croix Rouge, les sapeurs pompiers, les représentants civils des partis politiques dont les deux conseillers municipaux du groupe Vichy bleu marine,   les  militaires en grand uniforme avaient tenu à  rendre hommage à ceux qui étaient partis dans les conditions que nous savons .

Le maître de cérémonie, bacchantes toujours aussi bien fournies, laisse la parole au responsable des associations de déportés: son intervention porte naturellement sur les souffrances passées : le voyage, les conditions d’internement, la mort pour la plus grande majorité des déportés et l’angoisse des familles qui attendaient des nouvelles à Paris, à l’hôtel Lutétia, devenu centre d’accueil, bureau d’état civil, infirmerie etc. Mais il rappelle avec autant d’émotion l’importance de l’attachement à la République, à l’unité nationale et le désastre qu’entraînent la violence et le rejet de l’Autre.
Ensuite chacune des associations à tour de rôle  est allée se recueillir et déposer une gerbe ou un bouquet  aux couleurs du drapeau français : les associations juives, judéo-chrétiennes, les élèves de l’école Jacques Laurent , école publique de quartier, le député de l’Allier, le maire de Vichy et le sous préfet. Soudain les premières notes  de la Sonnerie aux Morts retentissent, suivies d’une minute de silence … L’émotion est forte tant la musique est prenante. Les accents tonitruants de la Marseillaise qui succède à la Sonnerie aux Morts  surprennent tout le monde ; enfin les différents corps d’armées vont serrer les mains aux anciens combattants et aux représentants des associations pendant que la fanfare joue l’air de Saint Cyr très apprécié par Germaine  Louis, une ancienne déportée,  émouvante de courage dans son  fauteuil roulant … La foule se disperse sous un soleil de plomb …
 Mais un jour, dans notre vie
Le printemps refleurira .
Libre, alors ô ma Patrie 
Je dirai : tu es à moi.
O terre d’allégresse 
Où nous pourrons sans cesse 
Aimer, aimer! 
Chant des marais ( final) 
Marie-José Conte

 

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